Comprendre et réduire l'ostéolyse périprothétique
Les prothèses de hanche, en remplaçant l’articulation atteinte par un substitut synthétique, sont devenues le moyen le plus efficace pour restaurer la fonction et la mobilité chez les patients atteints d’arthrose. Sur le long terme, cependant, l’usure des surfaces de contact (métal-polyéthylène) aboutit à l’accumulation de débris, pouvant enclencher une raréfaction osseuse (ostéolyse) autour de l’implant. La prothèse n’est alors plus stabilisée (descellement aseptique), et il est souvent nécessaire d’effectuer une reprise chirurgicale.
Pour améliorer la longévité des implants, un des départements de chirurgie orthopédique parisien affilié au B2OA dirige des travaux ayant pour objectif de réduire la formation de débris dans les couples métal-polyéthylène en améliorant la résistance mécanique du polyéthylène (polyéthylène à très haut poids moléculaire réticulé stimulé à la vitamine E).
Ces travaux apporteront des informations importantes sur le comportement et la longévité de ces nouveaux types d’implants, mais surtout contribueront à une meilleure prise en charge des patients ostéoarthritiques. 
Exemple d'ostéolyse périprothétique
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Pour réduire les descellements aseptiques, il est aussi nécessaire de mieux comprendre les processus biologiques aboutissant à l’ostéolyse péri-prothétique. La réaction inflammatoire associée a ce phénomène, par exemple, peut être limitée pour en réduire les conséquences. Le B2OA a ainsi démontré qu’une déplétion en œstrogènes réduit l’ostéolyse induite par les débris d’usure. Ces travaux indiquent donc que les récepteurs à œstrogène constituent des cibles thérapeutiques prometteuses pour lutter contre l’ostéolyse. Une piste qui est actuellement poursuivie au B2OA pour prolonger la longévité des prothèses articulaires. 
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